Lycée Gerson : beaucoup de bruit pour rien !

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9 septembre 2014 • Actualités, Communiqués, Paris • Vues: 3201

Voilà une information que l’Éducation nationale aurait bien aimé taire : après cinq mois d’enquête ministérielle concernant les dérives sectaires supposées du lycée Gerson, la mission d’inspection a rendu son rapport et « n’a pas constaté de risque d’endoctrinement des élèves ou d’atteinte à la liberté de conscience des élèves et des familles. Rien dans les observations de la mission ne justifie une remise en cause du contrat d’association entre l’Etat et l’établissement » affirme une porte-parole du ministère.

Qu’était-il reproché au lycée Gerson ? D’organiser, durant les séances de catéchèse, donc en dehors des heures de cours, des formations et témoignages sur les questions de société où était naturellement véhiculée une vision de l’homme conforme à l’anthropologie chrétienne.

La classe médiatique s’est alors vouée en inquisiteur laïc et a multiplié procès d’intention, amalgames et vindictes, oubliant qu’il était, à tout le moins, normal pour un lycée catholique, de proposer une approche chrétienne des questions de société, et omettant de rappeler que cet enseignement s’est déroulé dans le strict cadre de la loi Debré de 1959 qui reconnaît le « caractère propre » des lycées privées et l’enseignement du catéchisme qui en découle.

Sur la proposition du Front de Gauche, qui s’est une fois de plus illustré par son sectarisme et son étroitesse d’esprit, le Conseil régional d’Ile-de-France a suspendu, en toute illégalité, la subvention de fonctionnement du lycée Gerson, sans même attendre les conclusions du rapport d’enquête diligenté par le ministère de l’Éducation nationale. C’est donc tout naturellement que le préfet d’Ile-de-France, saisi par Valérie Pécresse, a annulé fin août cette décision, au motif que la contribution financière des régions aux dépenses de fonctionnement des lycées privés sous contrat est obligatoire car elle découle des dispositions du code de l’Éducation (article L442-9) sur lesquels un conseil régional ne dispose d’aucune marge d’appréciation.

De son côté, la mairie de Paris, afin de ne pas être en reste dans la surenchère vindicative et sectaire, a décidé le report d’une délibération octroyant 232.600€ de subventions d’investissement à sept collèges privés de la Ville, dont le collège Gerson, liant ce report aux dérives sectaires supposées du lycée Gerson.

Maintenant qu’il est officiellement établi par la mission d’inspection qu’il n’y a aucun « risque d’endoctrinement des élèves ou d’atteinte à la liberté de conscience des élèves et des familles », ce dont personne, en fait, ne doutait, je demande au Conseil de Paris de voter cette subvention, certes non obligatoire mais indispensable à l’accueil des élèves dans de bonnes conditions , s’agissant tant de l’accessibilité et la sécurité des locaux que du cadre de vie scolaire. Le maintien de cette suspension serait discriminatoire pour les élèves, au regard tant des sommes en cause que de leur impact sur le cadre de vie quotidien des collégiens.

Enfin, je dénonce solennellement les propos diffamatoires portés à l’encontre du lycée Gerson et de l’association Alliance-Vita qui y effectuait les formations incriminées. Comme souvent, des accusations ont été lancées sans aucun fondement et sans autre raison que la volonté de nuire. Il est donc temps de s’interroger sur le poids de certains lobbys et sur la complaisance médiatique dont ils disposent, pouvant aller jusqu’à faire voter des décisions illégales.

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