Seules des réformes de fond permettront de combattre le terrorisme

nice

21 juillet 2016 • Actualités, Points de vue • Vues: 665

Tribune publiée sur le site de l’Avant-Garde.

Sitôt passés les jours de deuil du carnage de Nice, le monde politique s’est précipité pour réclamer de nouvelles mesures, qui sont pourtant toujours les mêmes. Le gouvernement, derrière Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, remet aux voix la prorogation d’un état d’urgence que, le matin même du 14 juillet, François Hollande préconisait d’achever. La France va frapper « l’ennemi », c’est-à-dire Daech, en Syrie et en Irak, promet Jean-Yves Le Drian. Soit. Mais ce terrorisme islamique n’est pas une ruche : tuer la reine ne tarira pas le flot de frelons, qui sont maintenant autonomes et capables de surgir partout, parce que ce terrorisme est désormais à la portée de n’importe qui. Ou presque.

Pendant ce temps, la vague d’attentats islamistes qui ensanglante le sol de France depuis 2012 ne cesse de s’amplifier. Jusqu’où ira-t-elle ? Combien de morts devrons-nous encore pleurer ?

Des mesures d’urgence ont été réclamées par la droite parlementaire et patriote :

  • la fermeture des mosquées radicales et l’expulsion des imams ou assimilés qui professent des valeurs contraires aux nôtres ;
  • la suspension de l’espace Schengen ;
  • la déchéance de nationalité pour les binationaux convaincus de préméditation d’actes terroristes ;
  • l’expulsion d’étrangers s’étant rendus coupables de crimes et de délits graves sur le sol national ;
  • la création d’une commission d’enquête sur le financement de l’islam en France.

L’Avant-Garde y souscrit, avec cependant la claire conscience que ces actes ne suffiront pas, qu’ils ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. C’est pourquoi nous réclamons des réformes de fond, qui seules permettront d’inverser le cours de cette histoire tragique.

A court terme :

  • Nous demandons l’application immédiate des recommandations du rapport parlementaire sur moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015, qui a été remis le 5 juillet dernier et dont le gouvernement a décidé de ne pas tenir compte (http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-enq/r3922-t1.asp).
  • Nous estimons que les mesures à prendre sont d’une complexité qui dépasse les compétences des communicants politiques. Donc nous demandons l’organisation d’une audition publique à l’assemblée pour passer en revue toutes les propositions issues des bureaux spécialisés de l’armée, de la gendarmerie, de la police et des services de renseignement, pour lutter contre le terrorisme. Ceci afin de réévaluer les pistes d’action qui auraient été négligées par les autorités politiques en place.

Mais ces réformes techniques ne seront pas assez encore.

Car, contrairement à ce qu’assène la gauche depuis Charlie et le Bataclan, et contrairement à ce qu’a répété le 19 juillet encore le président François Hollande, nous pensons qu’il faut aussi et surtout changer notre mode de vie.

Certainement pas dans le sens que souhaitent les monstres se réclamant de Daech. Nous ne choisissons pas entre deux nihilismes, celui de l’islamisme et celui du multiculturalisme anomique. Nous les réfutons pareillement. La République française doit redevenir personnaliste, enracinée et libre.

Ainsi :

  • Sur le plan de l’identité, nous demandons que soit réécrit l’article premier de la Constitution comme suit : « La France est une nation de racines chrétiennes et dont le régime politique est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. » Ce qui aura pour effet premier d’indiquer aux populations non encore assimilées la voie vers un respect de l’identité française ;
  • Sur le plan européen, nous réclamons que la France quitte le Conseil de l’Europe, ce qui aura pour effet notamment de la libérer des décisions de justice déconnectées de la réalité et parfaitement idéologiques de la Cour Européenne des droits de l’Homme, décisions qui privent généralement la France de toute possibilité d’agir efficacement ;
  • Sur le plan migratoire, nous demandons que soient revues les modalités d’accès à la nationalité française, son acquisition devant être conditionnée à une véritable assimilation ;
  • Sur le plan éducatif, nous demandons que, face à cet Etat idéologue, liberté soit rendue aux écoles, notamment sur le plan pédagogique, pour réhabiliter la transmission des savoirs de base et de la culture française ; et que soient favorisés les lieux d’éducation populaire.
  • Sur le plan culturel, que la culture française et particulièrement la langue soient remises à l’honneur, et que l’audiovisuel public soit recentré sur des programmations de qualité.

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