Discours introductif au meeting de Jean-Frédéric Poisson le 12/11/16

Charles Beigbeder meeting Poisson

14 novembre 2016 • Actualités • Vues: 422

Le 12 novembre 2016, Charles Beigbeder a prononcé le discours introductif ci-dessous au meeting organisé par Jean-Frédéric Poisson dans le cadre de la Primaire.

***

Mes chers amis,

Merci de m’avoir donné la parole, je me sens ici comme un poisson dans l’eau !

Je voudrais placer cette brève intervention sous le haut patronage de Jeanne-Antoinette Poisson, devenue par grâce de Louis XV, marquise de Pompadour. L’ombre de la favorite plane encore sur les dorures du palais de l’Élysée que le Roi débonnaire lui avait donné. Celle qui avait fait de l’Élysée, alors appelé hôtel d’Évreux, le lieu intime de sa résidence parisienne, ne peut que guider Jean-Frédéric vers la victoire présidentielle. Car, après tout, un Poisson à l’Élysée, ce ne serait pas une première dans l’histoire !

Pour l’instant, concentrons-nous sur les Primaires, préalable obligatoire pour rejoindre le palais de la lointaine aïeule ! Je suis assez mitigé sur le bien-fondé des Primaires mais puisqu’elles ont été organisées pour déterminer le candidat qui portera les couleurs de la droite et le centre, gageons qu’elles ne se terminent pas en queue de poisson !

***

Il y a trois choses que je voudrais saluer chez Jean-Frédéric : le parcours original, les convictions affirmées et le positionnement indépendant.

1/ Le parcours d’abord.

Jean-Frédéric n’est pas un fonctionnaire ni un homme politique de carrière mais un chef d’entreprise expérimenté qui connaît les joies et les exigences du secteur privé, à l’image de beaucoup de Français.

Il est aussi docteur en philosophie, ce qui ne peut que l’aider à appréhender à leur juste mesure les défis que pose notre société. Connaissez-vous beaucoup de candidats à la Primaire titulaires d’un doctorat en philosophie ?

2/ Les convictions ensuite.

Jean-Frédéric n’est pas comme la plupart des candidats à la Primaire qui s’enferment malheureusement dans des querelles d’ego ou des batailles de chiffre autour du montant d’économies à réaliser. On dirait qu’ils sont des gestionnaires et non des hommes politiques, qu’ils aspirent à devenir ministre du budget et non président de la République.

Jean-Frédéric n’est pas de ceux-là.

Très engagé lors des différentes Manif pour Tous, il a tout de suite saisi la profondeur des menaces qui pèsent sur notre civilisation :

-déconstruction de la famille,

-déconstruction de l’identité sexuelle,

-déconstruction de l’école,

-déconstruction des humanités, de la culture classique et des savoirs traditionnels,

-déconstruction de l’autorité,

-déconstruction des liens organiques qui composent notre société,

-déconstruction de la mémoire, de l’enracinement et de la tradition,

-déconstruction enfin de la nation au profit d’un être asexué, apatride, hors-sol et mondialisé, individualiste, sans histoire ni racines.

Face à de tels défis, on ne peut se contenter de réformes économiques et c’est un chef d’entreprise qui vous le dit ! Car, on ne sortira du climat de défiance qu’en traitant la question culturelle et identitaire, comme le démontre la victoire éclatante de Donald Trump aux États-Unis. En effet, pour retrouver le chemin de la croissance, il est nécessaire de rétablir au préalable la confiance entre les citoyens, ce qui suppose de pouvoir partager une même culture homogène et stable. L’économie doit être soumise à la politique comme la nécessité est soumise à la liberté. L’économie, c’est le règne de la nécessité, cette science qui vise à satisfaire nos besoins, tandis que la politique vise le bien commun de la société, elle est le règne de la liberté. Gardons-nous de tout économisme où la politique est remplacée par la gestion.

Dans une société minée par des tensions communautaires et que d’aucuns souhaitent multiculturelle, je ne peux que saluer la proposition de Jean-Frédéric Poisson – cosignée malheureusement par aucun autre candidat à la Primaire -, d’introduire les racines chrétiennes de la France à l’article premier de notre Constitution.

Loin d’être uniquement une question de symbole, cette reconnaissance de l’héritage des siècles est la clé pour reconquérir petit à petit une identité dont nous avons été dépossédés et la faire partager aux générations nouvellement installées sur le territoire français.

Ne soyons dupes, une nation sans héritage ni enracinement ne peut faire rêver les gens ! Personne ne voudra imiter le style de vie à la française s’il se limite au Pokemon et au McDo ! Alors, certains se tourneront vers le Burkini et le Hallal ! Car la nature a horreur du vide…

3/ Le positionnement enfin.

Jean-Frédéric est libre et c’est suffisamment rare pour être ici mentionné. Libre de toute inféodation partisane et de toute étiquette réductrice. Il est de France – charnellement – avant d’être de droite, enraciné dans des convictions avant d’être président d’un parti. Son positionnement indépendant fait de lui un acteur central de la recomposition attendue du spectre politique dont les clivages sont de plus en plus brouillés.

Pour toutes ces raisons, je suis très heureux de soutenir énergiquement sa candidature à la Primaire de la droite et du centre et je suis sûr qu’il sera la surprise de cette élection.

Vive la France et bravo Jean-Frédéric !

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