« A Rome, fais comme les Romains ! »

Certains invoquent la laïcité comme seul rempart afin de préserver notre identité nationale face à la montée du communautarisme. Ainsi, Marine Le Pen, s’exprimait-elle dans un entretien au Monde l’an dernier : « La laïcité est une valeur non négociable, comme la liberté. A chaque fois qu’on l’a laissée s’affaiblir, on a créé le terrain de revendications nouvelles. Hier, c’était les prières de rue, ils ont obtenu qu’on leur accorde des mosquées en contravention avec la loi de 1905 ; puis il y a eu des réclamations dans les écoles, les cantines… Je ferai inscrire dans la Constitution que « la République ne reconnaît aucune communauté ». Ce qui permet de s’opposer à toutes les revendications communautaristes, y compris dans le secteur privé ».[1]

La laïcité n’est pas une religion !

Face à la montée des revendications communautaristes, le gouvernement invoque souvent le même leitmotiv : il faut réaffirmer la laïcité dans les écoles comme dans les services publics, afin de garantir à tous la pleine liberté de ses droits tout en préservant la neutralité de l’espace public, seule condition du vivre ensemble. Vincent Peillon s’est d’ailleurs fait une spécialité de ce discours-là, dans la pure tradition de la « foi laïque » de Ferdinand Buisson[1], maître à penser de la doctrine anticléricale sous la IIIème République, auquel notre ministre avait d’ailleurs consacré un ouvrage.[2]

Le contrat de travail avec indemnités de départ intégrées, outil indispensable pour diminuer le chômage

Conférence prononcée par Charles Beigbeder dans le cadre du séminaire Bastiat organisé le 20 juin 2013 par la Fondation pour l’innovation politique en partenariat avec Les Arvernes, et publiée ici. Quelques données conjoncturelles • Le chômage Le taux de chômage en France est de 11 % si on se limite à la catégorie A ; il s’élève à 16,6…