Le patriotisme est-il identitaire ?

Peut-on être patriote sans être identitaire ? Bernard-Henri Levy ne le croit pas, lui qui n’en finit plus de confondre dans une même vindicte patriotisme et nationalisme. « Je suis un cosmopolite résolu. J’aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à « la Marseillaise ». J’espère que le cadre national sera un jour dépassé », affirme-t-il dans une interview au Nouvel Observateur le 4 octobre 2007. Déjà, dans le manifeste de présentation du premier numéro de Globe, en 1985, il s’écriait, de concert avec Pierre Bergé et Georges-Marc Benamou : « Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, bérets, bourrées, binious – bref franchouillard ou cocardier – nous est étranger voire odieux ».

Oui, il existe une identité française !

« Nous sommes […] avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » affirmait le général de Gaulle à Alain Peyrefitte en 1959. Un demi-siècle plus tard, le 5 janvier 2010, le ministre de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale, Eric Besson, appartenant désormais au parti héritier du gaullisme, s’exprime en ces termes, lors du lancement du débat sur l’identité nationale : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion ; c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage ».

Une vraie refonte de la fiscalité suppose l’adoption d’une flat tax

À la surprise générale, prenant de cours la plupart de ses interlocuteurs, y compris au sein de l’équipe gouvernementale, Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi dernier dans Les Echos une remise à plat de la fiscalité : « Le système fiscal français est devenu très complexe, quasiment illisible, plaide le Premier ministre, et les Français, trop souvent, ne comprennent plus sa logique ou ne sont pas convaincus que ce qu’ils paient est juste, que le système est efficace […] Je crois que le temps est venu d’une remise à plat, en toute transparence, de notre système fiscal ».

Entreprises : de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace !

« On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char » affirmait Winston Churchill, vitupérant à juste titre contre l’imprégnation marxiste des mentalités d’après-guerre, victimes de la dictature intellectuelle des élites communistes.
Si le temps a bien eu raison du bloc soviétique, la pensée marxiste, elle, continue d’infester quotidiennement notre vision du monde de l’entreprise, selon un schéma de lutte des classes qui considère le détenteur de richesse au mieux comme un nanti à pressuriser, au pire comme un voyou à criminaliser.
Toute refondation de l’entreprise postule au préalable l’abandon du paradigme marxiste. On ne peut demander aux salariés de s’investir dans leur travail s’ils le voient avant tout comme une aliénation au service du grand capital. Patrons et salariés sont condamnés à avancer ensemble ou mourir ensemble.

Le projet de loi ALUR : un nouvel exemple de collectivisme et d’assistanat

« En quelques jours, le gouvernement a annoncé le tiers-payant généralisé, une garantie universelle pour le paiement des loyers et enfin, un RSA jeune. Tout cela, sans données chiffrées et en finançant les coûts par des ponctions fiscales sur les classes moyennes » ont récemment déploré 17 sénateurs (dont les anciens ministres Gérard Longuet et Henri de Raincourt) dans un communiqué publié le 2 octobre. Et d’ajouter que « les socialistes vont jusqu’au bout de l’assistanat et de la déresponsabilisation de la société française ».
Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne le projet de loi pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (ALUR) que l’Assemblée nationale a adopté le 17 septembre dernier et que le Sénat doit examiner à la fin du mois d’octobre.

Le repos dominical est naturel et sacré, même s’il peut être aménagé

L’ouverture dimanche dernier des quatorze magasins Castorama et Leroy-Merlin d’Ile-de-France en dépit de la législation sur l’interdiction du travail dominical et de la sentence arbitrale du tribunal de commerce de Bobigny, a obligé le gouvernement à se saisir de la question.

Comme toujours, lorsqu’il y a une décision à trancher, le gouvernement nomme une commission. Celle-ci, présidée par l’ex-PDG de La Poste, Jean-Paul Bailly, doit faire des propositions de réforme avant la fin du mois de novembre.

Avant toute discussion sur d’éventuels aménagements de l’actuelle législation, il convient de maintenir haut et fort le principe du repos dominical.

Faire de Paris la ville des entrepreneurs

Redynamiser l’entrepreneuriat est l’un des plus grands défis qui attend la ville de Paris si elle souhaite conserver son rang de capitale internationale de la cinquième puissance économique mondiale. Car la création d’entreprises est au monde moderne ce que la découverte des continents était au monde de la Renaissance : l’aventure la plus risquée qui ouvre à la fois des perspectives extrêmement vastes, et nous oblige en même temps à revoir notre mode d’organisation pour tenir compte de la compétition mondiale.

La flat tax, révolution fiscale d’une efficacité redoutable

« Il y a deux choses inadmissibles sur la terre » affirmait Sacha Guitry : « la mort et les impôts. Mais j’aurais dû citer en premier les impôts ». Trait d’esprit dont l’auteur était coutumier mais qui révèle à quel point le paiement de l’impôt est difficilement perçu en France. S’il y a une exception française, c’est bien celle de notre niveau de prélèvements obligatoires qui, avec un taux de 46,3 % aujourd’hui, se situe plus de 10 points au-dessus de la moyenne de celui des pays de l’OCDE.

« A Rome, fais comme les Romains ! »

Certains invoquent la laïcité comme seul rempart afin de préserver notre identité nationale face à la montée du communautarisme. Ainsi, Marine Le Pen, s’exprimait-elle dans un entretien au Monde l’an dernier : « La laïcité est une valeur non négociable, comme la liberté. A chaque fois qu’on l’a laissée s’affaiblir, on a créé le terrain de revendications nouvelles. Hier, c’était les prières de rue, ils ont obtenu qu’on leur accorde des mosquées en contravention avec la loi de 1905 ; puis il y a eu des réclamations dans les écoles, les cantines… Je ferai inscrire dans la Constitution que « la République ne reconnaît aucune communauté ». Ce qui permet de s’opposer à toutes les revendications communautaristes, y compris dans le secteur privé ».[1]

La laïcité n’est pas une religion !

Face à la montée des revendications communautaristes, le gouvernement invoque souvent le même leitmotiv : il faut réaffirmer la laïcité dans les écoles comme dans les services publics, afin de garantir à tous la pleine liberté de ses droits tout en préservant la neutralité de l’espace public, seule condition du vivre ensemble. Vincent Peillon s’est d’ailleurs fait une spécialité de ce discours-là, dans la pure tradition de la « foi laïque » de Ferdinand Buisson[1], maître à penser de la doctrine anticléricale sous la IIIème République, auquel notre ministre avait d’ailleurs consacré un ouvrage.[2]