La guerre sera culturelle, l’enracinement, notre leitmotiv !

Tribune publiée par Charles Beigbeder et Benoît Dumoulin dans le magazine en ligne France au sujet de Charnellement de France et reproduite ci-dessous. « C’est une tragique illusion que de vouloir faire coexister dans un même pays des communautés ayant des civilisations différentes. L’affrontement est alors inévitable. Les grands conflits ne sont pas des conflits de race, mais…

Fier d’être Français et défenseur des libertés

Enraciné dans une famille du Sud-Ouest mais issu d’une grand-mère américaine, j’ai grandi à Paris, ai poursuivi une formation d’ingénieur (diplôme de l’Ecole Centrale Paris en 1988) et commencé ma carrière chez Matra Marconi Space avant de rejoindre le monde de la finance, à Paris (Paribas, Crédit Suisse First Boston) puis à la City de Londres (MC-BBL Securities).
En 1997, j’ai fondé Self Trade, première société de Courtage en ligne, sur le modèle d’E Trade aux Etats-Unis. En 2002, j’ai tiré parti de la dérégulation du marché de l’énergie pour créer Poweo, premier fournisseur indépendant d’électricité et de gaz (aujourd’hui Poweo – Direct Energie). Par la suite, j’ai investi dans l’agriculture (en Ukraine et en Argentine), dans les loisirs et dans la finance. Au total, j’ai fondé une dizaine de boites et créé environ 2 000 emplois. Aujourd’hui, je suis président de la holding industrielle et financière Gravitation, qui investit notamment dans les domaines de la croissance verte et de l’internet.

Le libéralisme intégral veut-il la fin de toute communauté humaine ?

On aurait tort de regrouper sous l’étiquette  « libérale » tous ceux qui défendent la liberté d’entreprendre contre l’omniprésence de l’État dans la vie économique et la multiplication des règles en tout genre. Beaucoup de ceux qui souhaitent libérer l’économie française de sa tutelle étatique ne sont pas, loin s’en faut, les adeptes d’un libéralisme politique absolu…

Charles Péguy, le chevalier de la Vérité

Tribune cosignée avec Benoît Dumoulin dans Nouvelles de France le 5 septembre 2014. Le 5 septembre 1914, tombait au champ d’honneur l’écrivain Charles Péguy, lieutenant au 276ème régiment d’infanterie, mortellement touché d’une balle en plein front près de Villeroy (Seine-et-Marne). Une mort qui est le couronnement de toute une vie et donne un relief particulier…

Pour lutter contre le communautarisme, invoquons l’identité plutôt que la laïcité !

Les revendications communautaires n’ont jamais été aussi élevées et concernent désormais tous les domaines de la vie sociale : port du voile à l’école, menus hallal dans les cantines scolaires et dans les prisons, horaires séparés dans les piscines municipales, mise à disposition d’un local pour la prière dans les entreprises, pressions pour obtenir qu’une femme soit auscultée par un médecin du même sexe à l’hôpital, demandes de certificats de virginité pour les femmes, refus de l’enseignement de l’histoire à l’école, exigences de jours fériés spécifiques correspondant aux fêtes religieuses de l’Islam, carrés musulmans dans les cimetières, etc…

Le patriotisme est-il identitaire ?

Peut-on être patriote sans être identitaire ? Bernard-Henri Levy ne le croit pas, lui qui n’en finit plus de confondre dans une même vindicte patriotisme et nationalisme. « Je suis un cosmopolite résolu. J’aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à « la Marseillaise ». J’espère que le cadre national sera un jour dépassé », affirme-t-il dans une interview au Nouvel Observateur le 4 octobre 2007. Déjà, dans le manifeste de présentation du premier numéro de Globe, en 1985, il s’écriait, de concert avec Pierre Bergé et Georges-Marc Benamou : « Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, bérets, bourrées, binious – bref franchouillard ou cocardier – nous est étranger voire odieux ».

Oui, il existe une identité française !

« Nous sommes […] avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » affirmait le général de Gaulle à Alain Peyrefitte en 1959. Un demi-siècle plus tard, le 5 janvier 2010, le ministre de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale, Eric Besson, appartenant désormais au parti héritier du gaullisme, s’exprime en ces termes, lors du lancement du débat sur l’identité nationale : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion ; c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage ».

« A Rome, fais comme les Romains ! »

Certains invoquent la laïcité comme seul rempart afin de préserver notre identité nationale face à la montée du communautarisme. Ainsi, Marine Le Pen, s’exprimait-elle dans un entretien au Monde l’an dernier : « La laïcité est une valeur non négociable, comme la liberté. A chaque fois qu’on l’a laissée s’affaiblir, on a créé le terrain de revendications nouvelles. Hier, c’était les prières de rue, ils ont obtenu qu’on leur accorde des mosquées en contravention avec la loi de 1905 ; puis il y a eu des réclamations dans les écoles, les cantines… Je ferai inscrire dans la Constitution que « la République ne reconnaît aucune communauté ». Ce qui permet de s’opposer à toutes les revendications communautaristes, y compris dans le secteur privé ».[1]