Pour lutter contre le communautarisme, invoquons l’identité plutôt que la laïcité !

Les revendications communautaires n’ont jamais été aussi élevées et concernent désormais tous les domaines de la vie sociale : port du voile à l’école, menus hallal dans les cantines scolaires et dans les prisons, horaires séparés dans les piscines municipales, mise à disposition d’un local pour la prière dans les entreprises, pressions pour obtenir qu’une femme soit auscultée par un médecin du même sexe à l’hôpital, demandes de certificats de virginité pour les femmes, refus de l’enseignement de l’histoire à l’école, exigences de jours fériés spécifiques correspondant aux fêtes religieuses de l’Islam, carrés musulmans dans les cimetières, etc…

« A Rome, fais comme les Romains ! »

Certains invoquent la laïcité comme seul rempart afin de préserver notre identité nationale face à la montée du communautarisme. Ainsi, Marine Le Pen, s’exprimait-elle dans un entretien au Monde l’an dernier : « La laïcité est une valeur non négociable, comme la liberté. A chaque fois qu’on l’a laissée s’affaiblir, on a créé le terrain de revendications nouvelles. Hier, c’était les prières de rue, ils ont obtenu qu’on leur accorde des mosquées en contravention avec la loi de 1905 ; puis il y a eu des réclamations dans les écoles, les cantines… Je ferai inscrire dans la Constitution que « la République ne reconnaît aucune communauté ». Ce qui permet de s’opposer à toutes les revendications communautaristes, y compris dans le secteur privé ».[1]